LCA - ville touristique ou dépotoir ?

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Aïn Tagouraït (Tipasa)

ville touristique ou dépotoir ?

Par:  Mohamed Lalaoui

Conditions d’hygiène déplorables, ruralisation galopante, et au train où vont les choses, le citoyen de cette ville reste parfois sans voix du fait de l’anarchie qui y règne.

En plus des marchés qui sont devenus une plaie pour la ville du fait de la saleté, des marchés informels  et de l’encombrement systématique de cette agglomération qui grouille de monde, il y a lieu de se demander si un jour l’on prendra le taureau par les cornes afin d’éradiquer ce mal intérieur qui ronge cette ville touristique dont le charme a disparu.

Depuis que les trottoirs et les escaliers ont été squattés, le citoyen de Aïn Tagouraït (ex-Berard) a toutes les peines du monde à s’y frayer un chemin. De nos jours, tout le monde veut devenir commerçant et les commerces informels poussent comme des champignons et  chacun dicte sa loi en s’accaparant le moindre espace, condamnant des rues entières. Le centre-ville se trouve défiguré au vu et au su de tout le monde et le phénomène a tendance à prendre de l’ampleur, dénaturant ainsi, la vraie image de l’ancienne ville.

Un véritable casse-tête qui ne cesse de s’amplifier, car tous les lieux publics, ruelles et trottoirs ont été  totalement pris d’assaut, transformant le centre-ville en un gigantesque bazar. Le constat est d’autant plus flagrant de par la déperdition de l’esthétique du centre-ville rendant son atmosphère invivable, ajoutée à cela le manque d’espaces verts, laissant place à la grisaille et à la monotonie. C’est une véritable pagaille, lorsque l’on fixe notre attention sur tous ces commerçants qui fourmillent. Les premiers ont choisi les armes blanches, les seconds ont préféré occuper les lieux de stationnement à l’aide de gourdins, dans une ville dépourvue de place pour la circulation. Tout au long de la journée à travers une ville transformée en un bazar à ciel ouvert, les piétons et les véhicules se télescopent et trouvent du mal à trouver leurs marques. Les uns ont squatté les rues, les autres les trottoirs qui sont devenus presque des propriétés, et ce, au grand dam des autorités locales. Par ailleurs, si l’on doit ajouter à tous ces désagréments, durant ce mois, de nombreux quartiers sont envahis par les ordures et autres déchets de toutes sortes et on a l’impression de vivre dans une décharge. Des tonnes d’ordures s’amoncellent ici et là, présentant un décor désolant, et chacun trouve son compte pour abandonner ses déchets à même le sol, profitant de l’absence des services concernés. Avec l’absence totale  de civisme et  le laxisme, la ville de Aïn-Tagouraït s’est transformée en une véritable décharge publique à ciel ouvert sans que personne n’y fasse quoi que ce soit pour dire en fin de compte que même le citoyen est complice de cet état de fait.

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