LCA - Le vrai coupable, c’est la misère, disait Hugo

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Chronique

Le vrai coupable, c’est la misère, disait Hugo

L’injustice, la misère et l’ignorance, imposées au peuple algérien par une France qui prétend répandre les valeurs universelles de fraternité, d’égalité et de liberté à travers la planète, ont poussé un grand nombre d’étudiants algériens à mettre fin à leur cursus universitaire et à répondre à l’appel du cœur, l’appel de la patrie pour aller rejoindre les rangs de l’ALN afin de combattre l’ennemi et le chasser de notre terre.

Ces étudiants avaient la possibilité d’aller au bout de leurs études et décrocher un emploi chez le colonisateur, seulement, leur dignité l’avait emporté sur leur devenir personnel. En 1956, Taleb Abderrahmane, Belaïd Abdeslam et autres ont sacrifié leur carrière pour nous permettre à nous, génération postindépendance, de vivre dans la liberté et dans la dignité.

Hélas ! L’image des étudiants algériens humiliés, en faisant la queue devant le Centre culturel français à Alger pour passer le test qui leur permettrait de poursuivre des études en France et peut être s’y installer définitivement, a remis en cause le reflet des étudiants de 1956.

Loin de douter du nationalisme des étudiants humiliés devant le Centre culturel français, la manière avec laquelle les responsables de ce Centre les ont traités nous pousse à nous demander pourquoi nous, Algériens, nous en sommes arrivés là.

Pourquoi l’Algérie qui a enfanté Feraoun, Mammeri et Bennabi est devenue incapable de former des étudiants maîtrisant la langue de Molière pour leur éviter d’être traités comme des refugiés auxquels on distribue des vivres ?

Même si la démarche des étudiants peut se justifier par l’espoir de suivre des études supérieures dans des universités où l’échelle des valeurs est respectée, il fallait au moins  refuser la façon employée par le Centre culturel français, nos étudiants devaient se retirer  pacifiquement  pour imposer un certain respect, car si leur candidature est acceptée, ils vont contribuer au développement de l’économie française.

Il fallait s’inspirer du modèle de leurs prédécesseurs qui refusaient de servir la France alors qu’ils en étaient capables. Nous sommes pour une coopération franco-algérienne basée sur le respect mutuel. Les autorités algériennes doivent agir sur plusieurs plans. D’abord, la révision du système scolaire devient impérative si l’on souhaite intégrer la mondialisation et devenir compétitifs à l’échelle planétaire, puis revaloriser l’effort intellectuel qui ne peut être que bénéfique et attractif.

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