LCA - la migration sub-saharienne ne laisse personne indifférent

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Alors que son ampleur se fait plus grande

la migration sub-saharienne ne laisse personne indifférent

Le phénomène de la migration sub-saharienne est un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Quasiment tous les pays situés au nord du Sahara en sont affectés. A des degrés divers, il faut le préciser.


Une affectation qui ne se limite pas aux seuls pays de la partie nord du continent africain; le phénomène ayant traversé la Méditerranée pour toucher le Vieux-Continent. Là aussi, à des degrés divers ; le plus directement affecté étant l’Italie dont les côtes sont quotidiennement prise d’assaut par des déferlantes de migrants, en majorité sub-sahariens.

Cette situation d’ensemble, dramatique au plus haut point, ne cesse d’inquiéter tous les pays concernés par ce phénomène : ceux d’origine des migrants, les pays du nord de l’Afrique et les pays européens, considérés comme étant de destination finale des migrants. Et ce, comme l’attestent les nombreuses réunions qui ont été consacrées à ce phénomène ; la dernière en date, à laquelle prend part notre ministre de l’Intérieur, NourredineBedoui, se tient présentement dans la capitale tunisienne.

En Algérie, ce phénomène est en train de prendre des proportions alarmantes. Qui ne laisse personne indifférent. Ni la population qui, confrontée à la présence de plus en plus visible de milliers de migrants sub-sahariens, ne cesse de s’interroger sur le laxisme apparent des autorités à leur égard. Non pas à l’égard de ceux d’entre eux qui ont choisi gagner de quoi vivre à la sueur de leur front – ils sont, en effet, de plus en plus nombreux, face à désertion des Algériens, à investir les secteurs de l’agriculture, des travaux publics et du bâtiment, quand ils ne se lancent pas dans le petit commerce à la sauvette -, mais de ceux qui, avec femme et enfants, s’adonnent à la mendicité.

 Il est, en effet, légitime pour toute personne de s’interroger sur cette forme d’impunité dont les adeptes de cette mendicité à grande échelle semblent bénéficier. Surtout qu’à la longue, elle est devenue difficilement supportable pour les passants qui sont littéralement agressés par ceux qui s’y adonnent. Partout à travers un grand nombre de villes et de localités de notre vaste pays.

Une interrogation qui devient plus pressante quand on connaît les conditions, des plus dégradantes, dans lesquelles vivent les familles des migrants. La conclusion à laquelle tout un chacun aboutit forcément est qu’une telle situation ne peut pas perdurer.Ni la mendicité est une activité décente pour ces familles, ni leur parcage dans des sites retirés, une solution à leur présence.

Les pouvoirs publics ont le devoir, moral envers ces migrants, et de responsabilité envers les citoyens algériens de trouver les solutions idoines et définitives à la présence des migrants sub-sahariens sur le sol national. Des solutions qui toucheront aussi bien à la régularité de celle-ci qu’à ses corollaires, les accès au travail, à la santé et à l’enseignement (pour leurs enfants).

Ce qui présuppose, en premier lieu, leur recensement méthodique et l’établissement d’une cartographie précise de leur présence à travers le pays. La nécessité de toutes ces tâches qui ne peuvent qu’aller dans l’intérêt bien compris des milliers – aucun chiffre officiel n’étant pour le moment disponible - de migrants sub-sahariens présents aujourd’hui en Algérie et des Algériens eux-mêmes, semble avoir été clairement saisie par les pouvoirs publics.

Dans une récente déclaration, le ministre de l’Intérieur a annoncé le lancement prochain d’une vaste opération de recensement  de ces migrants. Une opération d’autant plus importante que le ministre des Affaires étrangères avait déclaré lors d’une récente réunion de l’UA que des puissantes mafias sont à l’origine de la venue en Algérie d’un grand nombre de migrants.

Une manière claire de suggérer que cette venue provoquée peut avoir des objectifs d’atteinte à la sécurité nationale. Une lecture que le démantèlement, dans un passé récent, dans la région de Ghardaïa , d’une cellule terroriste composée, en partie, d’éléments originaires de pays sub-sahariens,  ne peut que conforter.

Lu 143 fois Dernière modification le mardi, 25 juillet 2017 19:17

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