LCA - Quand des chaînes de télévision nous prennent pour des lampions

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La culture en désarroi

Quand des chaînes de télévision nous prennent pour des lampions

Pour combler le vide culturel, certaines chaînes privées ont pensé nécessaire de dupliquer des programmes hexagonaux. Si l’initiative n’est pas à condamner dans le fond, c’est la forme qui est déplorable. En effet, la chaîne «El Djazairia One», pour ne pas la citer, s’est lancé un défi audacieux, sinon risqué. Elle a acheté les droits (sinon le concept) d’une émission de la chaîne M6, «Les reines du shopping» qu’elle a essayé d’adapter à notre culture.


Il serait effectivement pénible de vouloir comparer les deux versions, mais force est de constater que notre chaîne privée a vite versé dans la facilité et la médiocrité. Copier, c’est bien, mais faut juste savoir le faire. A regarder cette émission, on a l’impression d’être pris pour des débiles mentaux. Les candidates sont aussi naturelles qu’un menhir, et la voix off vous donne envie de prendre vos jambes à votre cou et fuir au loin. Les textes sont insipides et mal exprimés. Il est question d’humour aussi, et c’est là où le bât blesse. Les auteurs des textes versent (si auteurs il y a) dans la facilité. Et comme ils sont mal dits et mal articulés, on ressent cette étrange sensation du bâclé.

Quant à notre «Cordulla» nationale, ses conseils sont aussi précieux qu’un galet dans une mare. Rien ne peut justifier une telle «inconsideration» du téléspectateur. Les producteurs de cette émission affichent un tel mépris du téléspectateur, que c’est révoltant.

La culture est l’image instantanée de notre façon de vivre et de penser. A voir cette émission, nous ne pensons que par le vide. Il serait peut-être temps d’élever le niveau et de proposer des émissions de qualité et quitte à adapter des concepts étrangers, autant le faire avec professionnalisme.

Personne n’est contre le sponsoring, mais de là à mettre l’enseigne du magasin en lumière durant toute l’émission, c’est faire montre de manque de professionnalisme. Les candidates doivent être choisies pour leur naturel. Elles sont là plantées dans un décor sans aucun entrain, forcées sûrement à être méchantes, pour plus de buzz.

En définitive, si copier peut s’avérer constructif, faudrait alors connaître l’art et la manière de le faire, car il y a tout un  travail en amont à revoir.

Pour l’anecdote, les Japonais au lendemain de leur défaite en 1945 avaient leur économie en ruine. Ils se sont attelés à copier la machine américaine et ils l’ont fait si bien que maintenant c’est une puissance sur laquelle il faut compter. Et si l’on s’amusait à les copier ?

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