LCA - Le prix de la pomme de terre s’envole

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Dépassant les 70 DA

Le prix de la pomme de terre s’envole

Par:  Zahir Radji

Le prix de la pomme de la terre s’est envolé ces dernières semaines. Ce produit de large consommation est devenu inaccessible pour toutes les bourses. Son prix dans les marchés de la capitale et ses périphériques frôle les 70 DA et même plus. Dans certains coins de la capitale, son prix avoisine les 100 DA.


 

Une hausse que les citoyens n’arrivent pas comprendre, du fait, que notre pays est devenu ces dernières années un pays exportateur de ce tubercule.

Durant notre virée effectuée dans certains marchés de légumes et fruits, les commerçants s’en lavent les mains et affirment que la hausse des prix de la pomme de terre est causée par le manque de production durant cette période de l’année, et pointent du doigt les grossistes.

«Ce sont eux qui contrôlent le marché, nous, nous ne sommes que des intermédiaires !», a affirmé un commerçant qui tente de justifier la hausse des prix de ce produit qui est «indispensable» sur la table des Algériens. Et d’ajouter : «les quantités mises sur le marché sont insuffisantes et ne répondent pas à la demande. C’est pour cela que le prix a augmenté».

Les ménages ne savent quoi faire. Ils sont entre le marteau et l’enclume. «C’est un produit essentiel dans nos repas et mes enfants ne mangent que les frites. Là, je suis dans l’obligation de l’acheter à n’importe quel prix», a lâché Hamid, un père de famille rencontré au marché de Baraki.

D’autres personnes ont décidé même de bouder ce tubercule, se rabattant sur les légumes de la saison où les prix sont plus ou moins raisonnables. «Avant, nous ne mangeons que de la pomme de terre, maintenant, c’est devenu un produit de luxe. A 100 dinars, je ne l’achète pas», nous dira un autre homme.

Concernant les raisons de hausse vertigineuse de ce produit, certains connaisseurs du marché évoquent la spéculation. Elle est, selon eux, la première raison de cette envolée des prix. «La surproduction de la saison écoulée est bien stockée dans des chambres froids. Ce sont eux (les spéculateurs) qui contrôlent le marché», précisent-ils.

Il est à rappeler, que durant le mois de mai dernier, les services de contrôle ont procédé à la saisie de 234 tonnes de pomme de terre dans la wilaya de Boumerdès, stockées dans des chambres froides par des spéculateurs.

Selon eux, il faut l’intervention des ministères du Commerce et de l’Agriculture pour réguler le marché comme ils l’avaient fait en début de cette année. Ils demandent également la réactivation du Système de régulation des produits de large consommation (Syrpalac).

Des mesures urgentes doivent être prises par les pouvoirs publics pour stabiliser les prix de la pomme de terre avec, notamment, le déstockage de quantités suffisantes pour augmenter l’offre dans les marchés et l’ouverture de points de vente dans les grandes villes pour l'approvisionnement direct des consommateurs.

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