LCA - Baisse des réserves de change à 97 milliards de dollars

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Raouya a présenté le PLF 2018 devant les députés

Baisse des réserves de change à 97 milliards de dollars

Abderrahmane Raouya, ministre des Finances a affirmé, hier à Alger, que les réserves de change de l’Algérie continuent de s’effondrer mais avec une cadence modérée. Après avoir atteint plus de 200 milliards de dollars, nos réserves de change ont chuté de moitié à cause de la baisse des prix de pétrole.


 

«Les réserves de change de l’Algérie avoisinent les 102,4 milliards de dollars à fin septembre 2017. Nous attendons la poursuite de son recul pour atteindre 97 milliards de dollars en 2018, 79,7 milliards en 2019, et 76,2 de milliards en 2020», a-t-il dit dans son intervention à l’APN.

Suite à la baisse des prix du pétrole de moitié depuis 2014, l’Algérie a recouru à ses réserves de change pour satisfaire ses besoins. Il est rappelé que les réserves de change étaient de 114,1 milliards de dollars en 2016 et à 144,1 milliards de dollars à fin 2015.

Par ailleurs, M. Raouya a présenté, hier à Alger, le projet de loi des finances (PLF) 2018 lors d’une séance en plénière que Saïd Bouhadja avait présidée.

Ce PLF prévoit une série de mesures législatives et fiscales allant dans le sens de la consolidation de l’investissement productif et du renflouement des recettes budgétaires.

Sur le plan budgétaire, le texte prévoit des dépenses globales de 8 628 milliards de dinars (mds de DA) composées de 4 043,31 mds de DA de dépenses d’équipement et de 4 584,46 mds deDA de dépenses de fonctionnement, indique le texte portant le projet de loi de finances 2018.

Le plafond d’autorisation de programme a été fixé à 3 170,5 mds de DA pour couvrir le coût des réévaluations du programme en cours et le coût des programmes neufs susceptibles d’être inscrits au cours de l’année 2018.

Outre les dépenses d’équipement mobilisées pour les mêmes secteurs socio-économiques que celles dans les lois de finances précédentes, il est prévu de puiser dans le budget d’équipement pour le règlement des créances détenues sur l’Etat pour un montant de 400 mds  de DA.

Il s’agit aussi d’opérer une contribution exceptionnelle de 500 mds de DA au profit de la Cnas, afin de permettre au gouvernement d’aborder l’année 2018 sans risque d’explosion du dispositif de la protection sociale. Quant au budget de fonctionnement, il est estimé à 4 584,46 milliards de DA (contre 4.591,8 milliards de DA en 2017).

1 760 milliards de DA seront alloués aux transferts sociaux

Par ailleurs, le PLF 2018 table sur des recettes budgétaires de 6 496,58 mds  de DA (contre 5.635,5 mds en 2017), composées de 3 688,68 mds de ressources ordinaires (contre 3.435,4 mds en 2017) et de 2 807,91 mds de fiscalité pétrolière (contre 2 200,1 mds).

Pour permettre une meilleure prévisibilité à moyen terme de la politique budgétaire et inciter les secteurs à s’inscrire dans un objectif soutenable, le projet de texte a élaboré une estimation des dépenses et des recettes jusqu’à 2020.

Pour 2019, il table ainsi sur des dépenses de fonctionnement de 4 788,98 mds  de DA et des dépenses d’équipement de 3 072, 8 mds de DA, tandis que pour l’exercice 2020, les dépenses de fonctionnement sont estimées à 4 798, 61 mds de DA contre 3.070,05 mds de DA pour les dépenses d’équipement.

En outre, les concepteurs de ce projet de loi tablent sur une augmentation des recettes globales à 6.570,1 mds de DA en 2019 dont 2 883,9 mds de DA de recettes fiscales pétrolières.

Sur l’année 2020, les recettes globales devraient poursuivre une trajectoire en hausse pour atteindre 7 008,1 mds de DA dont 2.977,11 mds de DA de fiscalité pétrolière.

Dans le cadre de la solidarité nationale, une enveloppe budgétaire de 1 760 milliards de DA sera allouée aux transferts sociaux durant l'exercice 2018, en hausse de près de 8% par rapport à 2017. Face à la rareté des ressources budgétaires, le PLF autorise le ministère des Finances à procéder à des opérations d’émissions souveraines de titres, à moyen et long termes, destinées aux personnes physiques et morales pour participer au financement des infrastructures ou des équipements publics marchands de l’Etat.

Le PLF 2018 a révisé à la hausse plusieurs taxes, comme il a introduit de nouveaux impôts pour contrebalancer la chute des recettes fiscales pétrolières et préserver l’environnement. Souvent réclamé par les parlementaires, un impôt sur la fortune a été introduit par le PLF 2018 et auquel seront assujetties les personnes détenant un patrimoine d’une valeur supérieure à 50 millions de DA. La taxe sur les produits pétroliers (TPP) applicable sur les carburants sera augmentée de 5 DA/litre pour l’essence et de 2 DA/litre pour le gasoil. Quant au tarif de la taxe additionnelle sur les produits tabagiques, il a été fixé à 21 DA par paquet, bourse ou boîte.

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