LCA - «L’Etat doit attribuer le volet social à une société civile forte»

Le professeur en économie à l’université de Blida Farès Mesdour PH: archive

Le professeur en économie, Farès Mesdour 

«L’Etat doit attribuer le volet social à une société civile forte»

Par:  Aziz LAMRI

Faire réussir le plan du gouvernement, un spécialiste affirme :

Le professeur en économie à l’université de Blida Farès- Mesdour croit que parler de l’endettement extérieur est  «prématuré» alors que la présidence de la République sait que ce sujet est «très sensible» d’autant plus qu’il a suscité une peur chez l’opinion publique.

Cette option, palliant le recours à l’endettement extérieur,  reflète le fait qu’il y a une stratégie de rechange. Cette stratégie est assez claire et le gouvernement a eu des directives fermes de la part du président de la République en vue de rationaliser les dépenses, rationaliser la décision économique ainsi que cette impérative de prendre des décisions économiques qui peuvent avoir de la valeur ajoutée pour l’économie nationale, affirme toujours le même spécialiste qui ajoute aussi que les même directive sont ferme aussi pour maintenir le volet social.

Le programme du président de la république est clair alors qu’actuellement il ya une volonté de lui donner un nouveau souffle et cela nécessite un gouvernement dynamique, le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune est un homme de terrain et le dynamisme qui distinguait sa gestion pour le grand dossier du logement en Algérie n’était pas ignoré et c’est justement cette énergie qu’il doit inculquer aux ministres du gouvernement  et surtout pour les ministères lourds et essentiels, ajoute Farès Mesdour .

«Je fais surtout dans ce sens au ministère de l’Agriculture du moment où nous avons un programme stratégique dans ce volet pour qu’il devient une solution de rechange face aux hydrocarbures et pour que cette activité puisse nous assurer une autosuffisance», poursuit le même spécialiste en économie.

Pour ce qui est du soutien de l’Etat à l’égard des produits à large consommation, le même spécialiste croit que ce dossier constitue «une bombe à retardement». Diminuer une heure de travail pendant le mois de sacré du Ramadhan coûte plus de 3 milliards de dinars alors que l’Algérie compte plus de 10 millions de travailleurs. «Nous ne donnons pas de l’importance au temps et on ignore que cela constitue un coût économique», affirme aussi Farès Mesdour.

Le même spécialiste ajoute que les ménages algériens jettent annuellement pas moins de 4 milliards de dollars comme déchets. Ces résidus jetés dans les ordures constituent eux-mêmes un secteur économique important s’ils seraient traités convenablement. «En voyant tout cela, il est impératif que les Algériens  soient soumis à une rationalisation de la consommation», souligne toujours la même source.

Farès Mesdour  croit aussi qu’il ne faut pas éliminer ce soutien de l’Etat d’une façon forcée mais « la société civile peut jouer  un rôle dans ce sens. «si l’Etat veut se démarquer de ce volet, elle peut le faire graduellement et laisser la place à une société civile forte, l’expérience a bien réussi aux Etats-Unis», affirme aussi le spécialiste.

Actuellement, le gouvernement doit donner de l’espoir aux citoyens, et ce, avec un plan d’action très clair et aussi ouvrir le champ pour un partenariat mondial en affirmant aux partenaires que l’Algérie est devenue un espace d’investissements flexible dans les domaines où les Algériens peuvent apporter quelque chose, selon les propos du même spécialiste.

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