LCA - Les prix grimpent et rien ne semble les arrêter

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Et pourtant la loi de finances n’est pas encore effective

Les prix grimpent et rien ne semble les arrêter

Par:  reda hadi

Il  suffit de faire un tour dans n’importe quel marché du pays pour s’apercevoir que les commerçants ont décidé d’eux-mêmes et sans aucune règle économique de majorer les prix des produits proposés à la vente, sans aucun justificatif et selon leurs propres intérêts surtout. 


 

Si la hausse des produits semblait inévitable pour le début de l’année qui s’annonce, certains, très pressés, n’ont pas eu la patience de pratiquer les augmentations selon la loi, et se sont empressés de répercuter une hausse «imaginable», avec des marges que rien ne saurait expliquer.

Les services de contrôle semblent à priori impuissants à endiguer ce phénomène, et parlent d’un manque d’effectif et d’insécurité lors des contrôles. Mais soit dit en passant, taisent les cas ou lors des contrôles qu’ils doivent effectuer, les magasins sont fermés par on ne sait quel hasard.

L’Algérien quant à lui continue de ruminer sur une vie chère. En effet, compatriotes  terminent  l’année comme ils l’avaient commencée : en déboursant plus pour des dépenses de base. Du rayon des produits laitiers à celui des boissons non alcoolisées en passant par certains détergents, les consommateurs ont remarqué une hausse des prix, plus ou moins importante, depuis début janvier.

Ces augmentations oscillent entre deux et 30 dinars. Si les produits importés sont les plus touchés, la production nationale n’est pas en reste. Ainsi, un camembert produit en Algérie a vu son prix passer de 210 à 220 dinars tandis que le prix des paquets de café a grimpé en moyenne de 30 dinars. Côté fruits et légumes, ce n’est pas mieux. Si les prix des légumes de saison se maintiennent dans l’ensemble, ceux de certains fruits sont montés en flèche. Au ministère du Commerce, on refuse de parler d’une augmentation générale des prix. «D’après un dernier relevé, les prix sont stables en dehors des légumes hors saison, ce qui est normal», défend Ahmed Mokrani, un chargé de dossier. Il ajoute : «Hormis les produits subventionnés par l’État, les prix répondent à la loi de l’offre et de la demande».

Une sentence que les boulangers ont vite fait de contredire en augmentant le prix de la baguette de 50% et cela d’une manière unilatérale. Sur simple injonction de leur Organisation. Les pouvoirs publics rassurent et assurent que ces hausses ne sont que conjoncturelles. Mais, dans les faits, ces différentes hausses de prix constatées en magasin portent un sérieux coup au portefeuille des citoyens. Et ce, d’autant plus que l’alimentaire, principale poste de dépense, représentait déjà 40% des dépenses totales des foyers en 2011, d’après l’enquête de l’Office national des statistiques (ONS).

Selon des experts l’Etat lui-même se trouve confronté à ce problème, et risque de payer rubis sur ongle des entreprises estrangères venues dans le cadre de différents projets.

Il faut savoir que les importations algériennes de la zone dollar sont essentiellement constituées de produits alimentaires. Les équipements et les services proviennent de la zone euro. Tous les produits importés de la zone dollar vont subir, si ce n’est déjà fait, une hausse.  

L’Etat algérien pourrait payer plus cher les contrats publics signés avec des entreprises étrangères non-européennes. Les contrats dans le BTP, les chemins de fer et les autres infrastructures (centrales électriques, barrages, etc.) ont été confiés majoritairement à des entreprises chinoises, américaines et turques qui facturent en dollar.   

L’augmentation d’autres taxes et la dépréciation de la monnaie algérienne entraînent mécaniquement un relèvement des prix, expliquent les représentants d’associations de défense des consommateurs et des commerçants algériens. «La TVA n’est pas la seule cause. L’augmentation du coût du transport des marchandises, par le biais d’une réévaluation du prix des carburants, influe aussi sur le prix des produits, tout comme l’introduction d’une taxe énergétique».

Les politiques d’austérité entreprises par les autorités n’expliquent pas à elles seules l’envolée de certains prix, assurent des défenseurs des consommateurs et des commerçants algériens, qui pointent du doigt la responsabilité de l’économie informelle. Dans leur collimateur : les points de vente sur les voies publiques.

«Le tissu de distribution à travers le territoire national est encore trop faible. Il y a un manque important de marchés de proximité en Algérie. La nature ayant horreur du vide, des points de vente informels sont créés et gonflent les prix. Sur ces marchés informels, la différence entre le prix au gros et au détail est parfois de l’ordre de 100%.Entre-temps, l’Algérien lambda continue de constater la dégradation de son pouvoir d’achat.

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