LCA - Les diplômés DEUA en colère

ph: lca

Université de formation continue (UFC)

Les diplômés DEUA en colère

Par:  Z. R

Rien ne va dans l’université de formation continue. La dernière décision prise par le ministère de l’Enseignement supérieur de supprimer le concours d’accès à cette université, et la non- reconnaissance des diplômes DEUA par la Fonction publique ont suscité la colère de la Coordination nationale des diplômés de la formation continue, issus de l’UFC.


Une série de mouvements de protestations et autres procédures «juridiques» seront engagées dans les prochains jours afin de faire pression sur la tutelle et faire valoir la plateforme de revendication. 

«Nous comptons organiser un rassemblement ‘ouvert’ devant le ministère de l’Enseignement supérieurs juste après les élections locales et également saisir le Parlement sur notre question. Un dossier juridique sera préparé à cet effet. Il est le seul espoir pour gagner notre bataille», a relevé Lalaoui Sid Ahmed, un membre de coordination des diplômés de la formation continue, lors du forum qu’a organisé hier notre confrère «El Wassat».

Selon lui, le recours du ministère à la suppression du concours d’accès à l’UFC est purement «politique» puisque actuellement les universités souffrent de la surcharge.

Faisant savoir qu’ils sont pour une réforme de l’UFC, les membres de cette coordination ont soulevé plusieurs incohérences dans la législation. Un appel a été lancé par ces derniers pour sauver l’UFC et l’avenir académique de 44 000 étudiants.

Djamel Maiza, président de cette coordination, a indiqué de son côté, que les multiples tentatives pour rencontrer les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur ont échoué. «Nous avons tenu des sit-in devant le siège de notre ministère et également devant l’université de Dely-Ibrahim, mais certains responsables ont refusé de nous recevoir et d’autres ont affirmé que la question les dépassent» a-t-il dit, tout en affirmant que la coordination qu’il préside ne baissera pas les bras.

«Nous allons engager toutes les voies légales pour faire aboutir nos doléances qui sont légitimes. Nous demandons le droit de faire des études de post-graduation en mastère à distance, destinées uniquement aux universités classiques, et toutes les spécialités que dispense l’UFC (plus de 22 spécialités sur 32), ne sont pas reconnues par la Fonction publique», a-t-il clamé.

Un autre membre de cette coordination s’est interrogé sur l’utilité du lancement de licence et master à distance, alors que le diplôme DEUA issu de l’UFC n’est pas reconnu !

Une fonctionnaire à l’université de Bab Ezzouar présente à ce forum a témoigné sur les souffrances dont font face les diplômés UFC. «Nous sommes classés dans la catégorie 10, on est privé de promotion», a-t-elle dit.

Lu 183 fois

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.

A lire aussi

Concert de musique andalouse à Alger

A la mémoire de Cheikh Abdelkrim Dali

Concert de musique andalouse à Alger

Le hacker arrêté à Batna et assurance d’Algérie Télécom

Soupçonné d’avoir piraté le système d'information d'Algérie Télécom

Le hacker arrêté à Batna et assurance d’Algérie Télécom

Même croissante, rien n’est encore acquis

Coopération algéro-française

Même croissante, rien n’est encore acquis

L'Algérie a franchi de «grands pas»

Développement et protection sociale

L'Algérie a franchi de «grands pas»

936 projets touristiques pas encore lancés

Sur 1 800 retenus au niveau national

936 projets touristiques pas encore lancés

Une contribution essentielle mais à quel prix ?

L’apport du privé peut s’avérer dans l’essor national

Une contribution essentielle mais à quel prix ?

Une victoire sans la manière

Algérie-Centrafrique

Une victoire sans la manière

Les lobbies de l’importation pointés du doigt

Retard dans l’application du Pacte national économique 

Les lobbies de l’importation pointés du doigt

Une ville riche en potentialités, pauvre en initiative et volonté

Le climat des affaires à Bou-Saâda

Une ville riche en potentialités, pauvre en initiative et volonté

Une lumière qui s'éteint

Bou-Saâda avant et après

Une lumière qui s'éteint