LCA - La sous-traitance pourrait aider à diminuer la dette d’importation

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Parent pauvre de l’économie nationale

La sous-traitance pourrait aider à diminuer la dette d’importation

Déclarée année de la sous-traitance par l’ex-ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, l’année qui s’achève reste identique à celle de 2016. En dépit des dispositions prises dans la loi de finances 2018 pour encourager la sous-traitance, ce secteur reste malade de ses problèmes et de main-d’oeuvre qualifiée. En un mot, l’Algérie compte un tissu de sous- traitance dérisoire.


Pourtant les  discours glorifiant le secteur de la sous-traitance ne suffisent plus et celui-ci reste  en deçà des attentes et ne répond plus aux exigences économiques actuelles. Pour des cadres du ministère de l’Industrie et des Mines, nous devons faire en sorte que la facture d’importation de la pièce de rechange baisse en réorganisant au mieux la filière, car la sous-traitance connaît aujourd’hui de grosses difficultés. Les entreprises peuvent en tirer profit parce qu’elle leur offre d’énormes opportunités. A titre d’exemple, rien que dans l’industrie mécanique, près de soixante-dix pour cent des plans de charges relèvent de la sous-traitance, c’est un marché colossal et dont devraient tirer bénéfices les PME.

En Algérie, environ un millier de sociétés opèrent à plein temps dans le domaine de la sous-traitance, selon le président de la Bourse algérienne de la sous-traitance et du partenariat. C’est dérisoire en comparaison avec certains pays comme le Maroc (2 000 entreprises impliquées dans la sous-traitance). De plus, de ce millier d’entreprises, toutes ne sont pas dotées de moyens matériels et managériaux, et de compétences leur permettant d’intégrer des créneaux pointus de la sous-traitance.

S’élever au rang nord-africain n’est pas un pari impossible si l’on en croit les propos  de Adel Bensaci, directeur général de la Someni et président du Cluster mécanique de précision.

Pour le président de ce Cluster, l’industrie automobile, en particulier, se nourrit de volume et que si «on est là pour satisfaire le besoin national, on n’y arrivera pas». Celui-ci souligne tout de même qu’en dehors de la construction automobile, la sous-traitance peut aussi être développée dans d’autres secteurs d’activités, à l’exemple de l’agroalimentaire, des industries mécaniques et de transformation, de la production d’énergie et de la gestion de l’eau.

L’intervenant estime que la maîtrise de l’intégration et de la sous-traitance, fer de lance du développement industriel est une question relevant de la souveraineté nationale.

La dépendance en pièces de rechange est estimée à près de 8 milliards de dollars/an, et la  création d’un tissu de sous-traitants pourrait la diminuer de moitié. De toutes les entreprises spécialisées dans la sous-traitance, seules 10% sont des PME.

Pour le président du Cluster, il faut appliquer aux fournisseurs d’équipements des mesures de «compensation industrielle», telles l’intégration de pièces à l’export et celle de la sous-traitance industrielle avec le partenaire local.

S’agissant de secteur de la construction mécanique, M. Bensaci tient à rappeler qu’en dépit des sommes colossales investies par l’Algérie, ce secteur reste le parent pauvre de l’économie nationale. A ce titre, celui-ci souligne que les Algériens n’ont pas été contactés par les constructeurs pour dire «voilà où nous voulons aller et est-ce que vous en êtes capables», et pour cette raison, sélectionner des entreprises sous-traitantes devant devenir des partenaires potentiels.

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