LCA - L’Arav va-t-elle sévir ?

L’Arav va-t-elle sévir ?

Avec l’appui et le soutien exprimés par le ministre de la Communication

L’Arav va-t-elle sévir ?

Par:  Abderrahmane Kadri

La déclaration du ministre, rapportée par l’agence officielle, sonne comme une prise de position sans détours en faveur de l’application de la loi dans toute sa rigueur contre l’anarchie provoquée par le comportement irresponsable de certaines chaînes télé privées.

L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav) doit pouvoir assumer ses responsabilités et ses missions», a déclaré le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, lors de l’audience qu’il a accordée, dimanche, au président de cette instance, Zouaoui Benhamadi.

«La rencontre a permis au ministre de s’enquérir du travail et des actions menées par l’Autorité de régulation de l’audiovisuel, et d’assurer son président, de la disponibilité entière du ministère de la Communication et, à travers ce dernier, du gouvernement à lui apporter aide et soutien afin de lui permettre d’assumer pleinement ses responsabilités et ses missions tel que le stipulent les textes de loi en vigueur», précise un communiqué du ministère rendu public à l’issue de cette audience.

La déclaration du ministre, rapportée par l’agence officielle, sonne comme une prise de position sans détours en faveur de l’application de la loi dans toute sa rigueur contre l’anarchie provoquée par le comportement irresponsable de certaines chaînes télé privées.

Des chaînes, dont la conduite et l’impunité apparente, auraient suggéré l’existence d’une éventuelle protection de la part de certains cercles du pouvoir, mais la participation du frère et conseiller du président de la République au sit-in organisé samedi 3 juin devant le siège de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav), à Alger pour se solidariser avec l’écrivain Rachid Boudjedra est venue couper court à une telle rumeur.

Pour exprimer son indignation et sa désapprobation de l’acte commis par la chaîne télé en question, le frère et conseiller du président a usé d’un terme des plus forts, ignominie en l’occurrence, qui, selon Larousse, est un «degré extrême du déshonneur ou de l’indignité, résultant d’un outrage public, d’une condamnation ou d’une action infamante».

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