LCA - «Certains syndicats ne savent pas faire grève»

Ministère du Travail

«Certains syndicats ne savent pas faire grève»

Par:  Par Zahir R.

L’exercice du droit syndical en Algérie est garanti par la loi. Le ministère du Travail a recensé jusqu’au 31 décembre 2017 quelque 102 organisations syndicales, dont 66 sont des syndicats autonomes des travailleurs, 36 pour les patrons, 4 Confédérations et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).

Selon le directeur général des relations du travail au ministère du Travail et de l’Emploi, Rabeh Meghazni, des chiffres sont à l’appui. «Il n’y a pas de restriction dans l’exercice du droit syndical. Le ministère veille à ce que la liberté syndicale soit exercée dans le respect absolu de la loi en vigueur», a-t-il précisé. 

  1. Meghazni, qui s’exprimait hier lors du forum de la Radio nationale, a, en effet, souligné dans ce cadre que le règlement des conflits passe par plusieurs étapes avant d’enclencher un mouvement de grève. «Les partis en conflit doivent privilégier le dialogue, à travers la tenue de réunions de conciliation et de concertation», a-t-il souligné, avant d’avouer que les membres de certains syndicats ne connaissent pas la réglementation.

A cet effet, il a réitéré l’appel du ministère du Travail pour ces organisations pour la formation de leurs syndicalistes et adhérents.

Evoquant la grève du Cnapeste dans l’éducation, M. Meghazni a indiqué que son département propose sa médiation pour le règlement du conflit dans l’intérêt de l’élève qui reste le premier perdant dans cette histoire.

Il a, en outre, souligné que le recours à la grève est, certes, un droit et garanti par la Constitution mais les syndicalistes doivent savoir qu’en parallèle, ils sont opposés à des mesures administratives et répressives qui peuvent aller jusqu’à la radiation.

De son côté, l’inspecteur général du travail, Zoubir Djarem, a remarqué que les syndicats autonomes abusent dans leurs recours à des grèves cycliques et illimitées. «Nous n’avons pas dit que les revendications des grévistes ne sont pas légitimes, mais la grève en elle-même qui est illégale. J’invite ces syndicats à se conformer à la loi», a-t-il déclaré, avant de s’interroger : « Comment un syndicat qui ne se conforme pas à une décision de la justice, veut que ces doléances soient prises en charge ?»     

  1. Djarem a lancé un appel à toutes les parties en conflits au dialogue qui reste la seule et unique voie pour solutionner les différents problèmes loin de toute pression.

Il a, par ailleurs, informé que ses inspecteurs ont réussi l’année précédente à l’annulation de 53 avis de grève. «Grâce au dialogue, nous avons réussi à convaincre les partenaires sociaux à surseoir à 53 avis de grève, sur 112 mouvements de grève observés en 2017», s’est-il rejoué.  

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