LCA - Des produits interdits à l’importation dès 2018

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Afin de réduire la facture à 30 milliards de dollars

Des produits interdits à l’importation dès 2018

Par:  Zahir.R

Le commerce de bazar, c’est fini ! Des mesures pour l’organisation du commerce extérieur ont été prises par l’Algérie. Objectif : réduire la facture des importations et protéger la production nationale.


 

Dans ce sens, le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, a annoncé, avant-hier jeudi à Alger, que son département tend à réduire les importations à 41 milliards de dollars à fin 2017 et à 30 milliards de dollars en 2018.

Le gouvernement compte sur les producteurs nationaux afin de réaliser ces objectifs, à savoir réduire la facture d’importation sans toutefois toucher aux besoins des consommateurs. En effet, ces derniers sont appelés à fournir plus d’efforts pour satisfaire la demande en matière de produits de large consommation.

  1. Benmeradi, qui s’exprimait lors d’une réunion avec la commission des finances et de budget de l’APN dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2018, a affirmé que «les efforts de la tutelle ciblent une meilleure organisation du secteur de l'importation et la limitation des importations en 2018 autour de 30 à 35 milliards de dollars».

La réalisation de cet objectif passera «inéluctablement» par l’interdiction de l’importation de plusieurs produits «jugés» non essentiels pour le consommateur.

«L'importation de certains produits sera suspendue complétement et définitivement, et l’arrêt de l’importation sera annoncé par décret», a relevé Benmeradi, en annonçant que certains produits de luxe qui alourdissent la facture des importations seront interdits à l’instar des «grains de tournesol» dont la valeur d'importation a atteint 25 millions de dollars, la «mayonnaise» (20 millions de dollars) et le «chewing-gum» (25 millions de dollars).

Le ministre Benmeradi a, en outre, relevé que 20 produits représentent 51% de la facture globale des importations au niveau national. Ils seront dorénavant jugulés par des licences d’importation.

Le projet de loi de finances 2018, qui est en cours d’examen au Parlement, prévoit la soumission de 24 produits aux licences d’importation, dont le volume des produits à importer sera fixé à chaque début d’année conformément aux besoins du pays, a précisé M. Benmeradi. Et d’ajouter : «Il sera ensuite procédé à leur distribution par voie de vente aux enchères».

Selon lui, cette liste, qui est en cours d’élaboration, sera annoncée avant sa publication dans le journal officiel aux fins de garantir plus de transparence dans l'opération.

Ledit projet de loi propose un support juridique pour l’application des droits douaniers sur 32 produits et les taxes internes sur la consommation concernant certains autres produits, outre l'établissement d'une liste de dix produits avec étiquettes.

Le ministre a rappelé que son département a recensé 1 000 importateurs au niveau national, 40 d'entre eux assurent la couverture de 40% des activités économiques du pays à l'instar du groupe Sonatrach et l'Office national des aliments du bétail, outre des importateurs privés.

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